05/05/2014, Balane 7, kunstendebord, Quarante-et-un

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Ce qui est bien avec Transquinquennal, c’est la capacité qu’à ce collectif à ne pas se satisfaire du schéma narratif aristotélicien, à penser quelle sera la forme la plus pertinente par rapport au projet.

Ce qui est bien avec Transquinquennal, c’est la capacité qu’à ce collectif à ne pas se satisfaire du schéma narratif aristotélicien, à penser quelle sera la forme la plus pertinente par rapport au projet. En bref questionner l’ici et maintenant du théâtre !  Pour leur 41ème spectacle, ils ont décidé de prendre pour sujet la beauté. Au fil de la représentation des nombres ( de 1 à 41) vont ponctuer l’espace scénique ( comme dans une scène de crime, comme dans le film de Peter Greenaway ” Drowning by numbers” ).  Tout comme les quelques bouquets de tulipes qui se fanent rapidement raconteraient que la beauté passe, que chaque époque a son concept, ses critères de beauté, ces numéros structurent la narration du spectacle. Ils correspondent aux 41 questions posées sur la thématique. A cela se superpose la fin de vie d’un adolescent et son dernier souhait. La mort hante tout le spectacle ( comme si le trouble ultime que pouvait provoquer la beauté était la mort) et un voile mélancolique s’empare du spectateur ( impuissance face à la beauté ?). La mort avec les questions ” tu regretteras ….ou …”, la chanson ” suicide is painless” ( cf Mash) , le cri d’un cochon qu’on tue, le bruit d’un voilier affrontant la tempête et sombrant, les références au Lac des cygnes, la proposition de transposer la fin de l’humanité…La question est également présente, traversée de manière humoristique…

Les questions ( quelque que soit sa discipline l’artiste pose des questions et n’apporte pas de réponse mais propose) sont aussi renvoyées aux spectateurs dont celle-là ” à choisir, vous préférez voir un beau spectacle ou un bon spectacle ?” .

41 ne prétend pas épuiser le sujet de la beauté, il interroge finement un concept qui traverse nos vies , nos émois, notre éducation, notre regard, nos différences.

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